Il a fallu du temps, de la peur et de la sueur, mais Ray Allen a enfin retrouvé le flow et l’adresse qui ont fait de lui un habitué des All-Stars Games et un modèle pour tous les apprentis shooteurs autour du globe. Coup de bol pour les C’s, c’est lors du match le plus important de leur saison que Ray Ray s’est sorti les doigts du fondement pour leur permettre de conserver leur avantage du terrain et remettre la pression sur des Pistons de plus en plus handicapés par les pépins physiques, en s’imposant 106-102.
Parmi ses 29 pts (9/15 aux tirs, 5/6 à trois-points), Allen en a surtout planté 4 décisifs dans les dernières minutes du match, alors que Detroit était revenu à un tout petit point et commençait à leur mordre les chevilles. “Je ne me sens pas autrement que si j’avais juste scoré 10 points et qu’on avait gagné le match“, relativisait “Jesus”. “Le fait de gagner suffit à me remplir de joie, peu importe comment j’ai joué.” Pour lui peut-être, mais pour ses coéquipiers et notamment ses partenaires du Big 3, cette performance doit les soulager pas mal puisqu’ils savent désormais qu’ils ne seront peut-être pas obligés de se coltiner tout le travail à deux.
Kevin Garnett a d’ailleurs été une fois encore énorme (33 pts à 11/17, 7 rbds et 2 pds), tandis que Paul Pierce faisait dans le sobre (16 pts, 5 rbds et 6 pds). Mais au-delà des trois têtes d’affiche, c’est toute l’équipe qui a haussé son niveau de jeu, à commencer par Kendrick Perkins (18 pts à 8/11, 16 rbds, 2 steals et 2 ctrs), complètement intenable depuis trois matches. “Je sais que pour notre Big Three de vétérans, des occasions comme celle-ci ne se présenteront plus très souvent“, expliquait le “big tree” des C’s. “Si j’étais plus vieux, que j’avais la trentaine, et que j’avais un jeune gaillard à mes côtés, moi aussi j’aimerais qu’il se donne à fond pour moi.” Un sacré état d’esprit, partagé semble-t-il à 100% par Rajon Rondo (7 pts, 6 rbds, 13 pds et 4 steals… mais 3/14 aux tirs). Alors forcément, quand le Big Three se change en Fab 5, c’est plus compliqué…
D’autant plus que les Pistons n’ont cette fois pas pu compter sur un Antonio McDyess (4 pts à 1/2 et 5 rbds) aussi percutant que ces derniers jours, que Tayshaun Prince pèse toujours aussi peu et que leurs deux meilleurs joueurs - Chauncey Billups (26 pts, 5 rbds et 6 pds) et Rip Hamilton (25, 4 et 6) - ont pris une carte de fidélité à la pharmacie.
Après Billups et ses soucis aux ischios, c’est désormais Rip qui est incertain pour le prochain match après s’être tordu le coude en prenant la possession défensive sur Ray Allen (à l’image, on a plutôt l’impression que Rip a essayé de cravater Ray, mais aucun des deux n’avait l’air énervé… vraiment étrange).
“Le truc positif, c’est que maintenant on rentre chez nous“, commentait Billups en se concentrant sur le bon côté des choses. “On a déjà été dans ce type de situations, on n’aime pas ça, mais à chaque fois on s’est battu jusqu’au bout.” Ce qui est sûr maintenant, c’est que si les Pistons veulent retrouver les finales, il leur faudra impérativement remporter encore un match à Boston. Pas facile si les deux tiers de l’apport offensif de l’équipe ont un pied à l’infirmerie…
Celtics 3 - 2 Pistons Prochain match, vendredi à Detroit
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